HORIZONS ARMENIENS, le voyage en Cilicie :


Descriptif :

Cilicie est le nom antique d'un territoire aujourd' hui situé en Turquie qui témoigne d'un passé multiethnique, culturel et religieux aujourd'hui effacé. Le nom de Cilicie est intimement lié au peuple arménien, sa présence sur une période de près de neuf cents ans créa entre les XIè et XIVè siècles le seul Etat fondé sur son territoire, le Royaume arménien de Cilicie. Aujourd' hui la région porte le nom de Tchukur Ova , la plaine creuse, car celui de Cilicie rappelle trop son passé arménien.

Voyage en Cilicie présente les horizons arméniens d'un territoire déclaré Territoire interdit aux Arméniens avec 81 photographies couleur qui rappellent le passé médiéval de cette Cilicie arménienne. Ce panorama est complété par 55 photographies et cartes postales anciennes gracieusement confiées par M. TAFANKEJIAN elles montrent la présence arménienne à l'époque moderne en rappelant des scènes de vie ainsi que la mémoire du génocide arménien en Cilicie. Les images sont d'époque elles illustrent les massacres hamidiens de 1894, ceux de Cilicie de 1909, enfin ceux de 1915. Une telle réunion de documents constitue une iconographie unique.

Descriptif : 136 photographies sur papier 170 gr.Satimat, 112 pages, format : 24 x 30 cm.

Prix public : 27 € , ISBN : 2-9527216-1-0.

- La Cilicie, carrefour des civilisations.

La Cilicie est située dans l’angle nord-est de la Méditerranée, ce territoire est constitué d’une vaste plaine fertile traversée par deux grands fleuves le Saros - Seyhan et le Pyramos –Ceyhan, il est bordé au Nord par de puissantes chaînes de montagnes qui s’étendent d’Ouest en Est en arc de cercle en parallèle à une façade maritime de 500 km.

Bord de mer

A l’aube du XIè siècle la Cilicie comptait une population arménienne importante, les Arméniens avaient émigré après la chute du Royaume Bagratide en Grande Arménie d’abord annexé par l’Empire byzantin puis envahi par les Turcs Seldjoukides en 1064.

Plusieurs familles féodales arméniennes provenant de Grande Arménie s'installèrent en Cilicie.

C’est le général arménien Philarète Varajnouni 1068-1071 qui entreprit la première tentative de fonder une principauté arménienne indépendante en devenant maître d’un important territoire allant d’Antioche à Mélitène-Malatya (des rives de la méditerranée aux rives de l’Euphrate) incluant Marach. L’entreprise fut éphémère et prit fin en 1090 cependant elle incita les seigneurs arméniens établis en Cilicie à s’affranchir également de la tutelle byzantine. Dans la foulée de cette première tentative, Roupèn chef d’une famille féodale originaire d’Arménie enleva en 1095 la forteresse de Partzrpert au nord de Sis et se déclara indépendant.

Roupèn fonda ainsi une dynastie, les Roupéniens qui allaient créer le seul Etat souverain qui régna sur ce territoire : le Royaume arménien de Cilicie.

Montagnes de Cilicie à l'Ouest de Marach.

- L'émergence de la Nouvelle Arménie

La citadelle de Vahka sera le coeur du fief des Roupéniens qui agrandirent progressivement le domaine originel en direction des plaines et de leurs voies d’accès.

Citadelle de vahka.

Les féodaux arméniens vont progressivement occuper les plaines et leurs citadelles comme celle d'Anarzaba, ils consolideront les positions arméniennes en Cilicie jusqu’en 1187.

Murailles d'Anarzaba

- L'avènement du Royaume arménien de Cilicie

Léon II devient baron de Nouvelle Arménie en 1187 avec l'ambition d'être couronné Roi d'Arménie. Son soutien aux Croisés lui permettra d'être couronné dans la cathédrale arménienne de Darson (Tarse) le 6 janvier 1198. Avec ce couronnement Léon II devient Léon Ie et la Nouvelle Arménie le Royaume arménien de Cilicie. C’est au cours du long règne de Léon (1187-1219) que la Nouvelle Arménie connaîtra son apogée. Le roi choisit pour résidence la citadelle de Lévonipert et Sis pour capitale.

Lévonipert

- La consolidation du Royaume arménien

La forteresse de Lampron fut cédée par l'Empire Byzantin à un clan de féodaux fidèles à Constantinople. Le refuge imprenable soutenait leur opposition à l’indépendance arménienne de leurs rivaux Roupéniens établis à Vahka.

C'est Héthoum qui devint le nouveau roi d’Arménie et fonda la dynastie des Héthoumides en 1226 suite au décès du dernier Roupénien qui laissa la couronne sans héritier.

Lampron

Eglise arménienne d'Anarzaba

- La fin du du Royaume arménien

Malgré une alliance avec les Mongols les rois de Cilicie ne pourront défendre leur royaume qu’au prix de concessions territoriales faites aux Mamelouks qui vont progressivement s’emparer des territoires de la Nouvelle Arménie et entraîner la chute du royaume arménien.

Les premières invasions des Mamelouks interviennent en 1266 puis en 1275, elles se poursuivront jusqu'en 1375 date de la chute du Royaume. Des Chefs de guerre musulmans vassaux des Mamelouks se partageront la Cilicie jusqu'à l'arrivée des Ottomans au XVIe siècle.

Citadelle de Silifké : inscriptions arméniennes à l'entrée du château.

- La liquidation de la présence arménienne en Cilicie.

Les Arméniens constitueront une part importante de la population de la Cilicie jusqu'au début du XXe siècle.

Collection privée M.G.Tafankejian

Adana : collection privée M.G.Tafankejian,

Hadjen le village.

Adana ainsi que les principales localités habitées par des Arméniens jusqu'au début du XXè siècle (Zeïtoun, Hadjen, Moussa Dagh, Marach...) sont reproduites à travers des cartes postales d'époque ou des photographies couleur.

Collection privée M.G.Tafankejian

En deux ans de 1894 à 1896, le Sultan Abdul Hamid ordonna le massacre des Arméniens de l'Empire ottoman. Les atrocités furent perpétrées essentiellement en Arménie Occidentale appellée "Provinces orientales de l'Empire ottoman" elles concernèrent peu la Cilicie mais 200 000 personnes furent assassinées. Ces événements sont retracés par 6 cartes en couleur qui illustrent les massacres perpétrés de 1894 à 1896.

Collection privée M.G.Tafankejian

C'est en 1909 que les autorités turques organisèrent le massacre des Arméniens cette fois-ci sur le territoire de la Cilicie, les atrocités furent commises en deux vagues, du 14 au 16 avril 1909 puis du 25 au 27 avril 1909. Les masacres de Cilicie causèrent la mort d'environ 25 000 Arméniens, aucune des Grandes Puissances qui étaient informées des événements et dont les navires de guerre étaient sur place n'interviennent.

Les procés intentés à la suite de ces événements conclurent à une culpabilité arménienne, quelques Arméniens furent pendus pour exemple, comme le montre l'illustration ci-dessus.

Collection privée M.G.Tafankejian

Suite aux atrocités des années 1894-1896 le Sultan Abdul Hamid fut qualifié de Sultan rouge, de Grand assassin. Les caricatures le montrent avec des crochets pour rappeler la pratique turque qui consistait à pendre des membres, organes, des Arméniens à des crochets de bouchers. 5 cartes postales d'époque illustrent ces événements.


Collection privée M.G.Tafankejian

C'est essentiellement au large de Kessab en 1909 puis de Moussa-Lèr en septembre 1915 que les Arméniens furent secourus. Une série de 8 cartes postales apportent leur éclairage sur l'intervention du croiseur Jules Ferry, un autre cliché d'époque montre lui les partisans du village de Khoder Bèg au Moussa Lèr (Moussa Dagh). Les mentions manuscrites rédigées sur les cartes sont des récits des témoins directs des événements.

ASTRIG commémore le Centenaire de l'Holocauste d'Adana avec la mise en ligne des photographies de l'ouvrage publié par Le Cercle d'Ecrits Caucasiens :

Les Jeunes Turcs et la Vérité sur l'Holocauste d'Adana en Asie Mineure en avril 1909, DUCKET FERRIMAN,

pour accéder à la galerie photo cliquer ici : ADANA1909.


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Prado Paradis - 19 av de Mazargues Marseille 13008.

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